"Les ténèbres s'évanouissent quand le soleil se lève"...

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Hégésippe Simon contre la « Prévoyance libre » ? Démasquons la mystification de la revue des agents d’assurances…

In Le saviez-vous ? on 19 octobre 2012 at 13:12

A lire le N°9 de la deuxième série de : « l’Agent d’assurances, la Revue mensuelle de toutes les questions d’assurances financières et agricoles », le lecteur distrait pourrait se laisser prendre à un piège grossier.

En effet, sous le titre accrocheur et un brin putassier : « L’agent d’assurances au café du commerce trouve un contradicteur de qualité« , on peut trouver la relation d’un débat homérique entre un agent d’assurances (dont le nom n’est pas cité) et un certain Hégésippe Simon, soit disant « avocat bien connu à Paris et dont les compétences ont été reconnues et utilisées par le Minsitère du travail, le Ministère du Commerce et le Minsitère des finances »…cet « Hégésippe Simon » est supposé être à l’origine d’un complot contre l’assurance sur la vie, visant à mettre à bas l’institution de la Prévoyance libre…

Si nous n’avons rien contre cette noble profession, la vérité nous oblige pourtant à révéler une scandaleuse mystification : rappelons en effet que ce numéro a été publié en 1927… Or selon toute vraisemblance Hégésippe Simon était mort depuis bien longtemps.

Donc celui qui s’est fait passé pour Hégésippe Simon dans ce Café du commerce de Calmeville était au mieux un homonyme et plus probablement un mystificateur…

Cela méritait d’être dit !

NB : A notre connaissance, et sauf preuve du contraire, Hégésippe Simon (le vrai et unique) n’a jamais exposé à quelque moment que ce soit une opinion quelconque à propos de la prévoyance libre.

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Les suiveurs du précurseur…

In Le saviez-vous ? on 19 octobre 2012 at 12:31

Si le précurseur est en amont, le suiveur, lui, se place généralement en aval du fleuve de la pensée. Puisant les racines de sa conception du monde dans le terreau fertile de la pensée Hégésippienne, le suiveurs du précurseur s’en inspire sans pour autant prendre le soin d’y faire clairement référence… pourtant dans le style ou dans la pensée le suiveur témoigne d’une filiation reconnue et mise au jour par des critiques ou commentateurs informés… 

J.K Duverrier-Blaise : suiveur ou plagiaire ?

Dans le journal « La France active » du 15 juin 1929, Nonce Casanova soulignait l’étrange parenté de pensée entre J.K Duverrier-Blaise et Hégésippe Simon : « Grâce soit rendue à J.K Duverrier-Blaise ! Il concentre en soi le génie d’Hégésippe Simon, du Capitaine Chabannes de la Palice, et, aussi, celui de Joseph Prudhomme dont les cathares resplendissaient au temps mémorable ou la charmante Eugénie de Montijo de Guzman, Comtesse de Théba, senorita de Grenade, piquait son œillet andalou sur le trône de Blanche de Castille. »

En effet dans son ouvrage la substance métaphysique des idées, l’auteur écrivait la phrase hégésippienne suivante :

« Les cathares les plus rares de notre concept ne sont lumineux qu’après avoir été éclairés… »

J.K Duverrier-Blaise, in « La substance métaphysique des idées »

De l’influence Hégésippienne dans le style des romans-feuilletons

Selon M. Moufflet qui livra une analyse approfondie du style des romans feulletons, dans le n°783 du Mercure de France (1931), certaines tournures empreintent de manière évidente au précurseur. « C’est presque de l’Hégésippe Simon », écrira-t-il à propos de « cette poétique réflexion » :  

« Les ténèbres haïssent la lumière, la fange insulte à l’azur du ciel ».  

extrait de « le style des romans feuilletons », in Le Mercure de France n°783

Livre d’or…

In Hégésippe et vous... on 15 octobre 2012 at 10:41

Apportez ici vos témoignages de soutien au Comité du bicentenaire, vos souvenirs ou vos commentaires sur l’oeuvre et la vie du Précurseur…

A la recherche d’un portait du Précurseur peint par Boronali…

In Le saviez-vous ? on 5 octobre 2012 at 11:59

Le fameux et discuté tableau de Boronali exposé au salon des indépendants de 1910

Selon une source encore vague, il semblerait que Lolo, plus connu sous son nom d’artiste, Joachim Raphaël Boronali, aurait commis dans ses oeuvres de jeunesse un portrait en pied d’Hégésippe Simon.

Ce tableau s’il existe serait bien antérieur au fameux « Et le soleil s’endormit sur l’Adriatique », également appelé « Soleil couchant sur l’Adriatique » présenté dans la salle 22 du Salon des Indépensants de 1910.

Un appel aux chercheurs et curieux est donc lancé dans le secret espoir, un jour, de retrouver cette oeuvre oubliée…

Outre-mer : Hégésippe Simon statufié à Madagascar ?

In Le saviez-vous ? on 5 octobre 2012 at 11:01

C’est en tout cas ce que réclamait un certain Palamède, dans la « Tribune de Madagascar et des dépendances » du samedi 24 avril 1937, suite à l’appel lancé par « Le Monde colonial » invitant les habitants de Madagascar à adresser, avant le 15 juin, « une liste contenant, à l’exclusion des personnalités en vie, des bienfaîteurs oubliés… (Européens, hommes ou femmes, administrateurs, soldats, missionnaires, colons, médecins, éducateurs…) » à qui ils désireraient qu’on élevât une statue.

L’état actuel des recherches ne permet pas de savoir si cette proposition a été finalement retenue…

1923: création du Prix littéraire Hégésippe Simon

In Le saviez-vous ? on 5 octobre 2012 at 10:35

Le 15 septembre 1923, dans la revue « Les Maîtres de la Plume », José Germain décide de lancer pas moins de 7 nouveaux prix littéraires, dont le jury sera composé des lecteurs du journal…

Le Premier d’entre-eux est le « Prix Hégésippe Simon », avec un sujet imposé : « Le respect des grands ancêtres »…

Il n’existe malheureusement, dans les archives, aucune trace de lauréat auquel ce prix a pu être décerné…

 

 

Jean Baptiste Botul a-t-il écrit sur Hégésippe Simon…?

In Le saviez-vous ? on 4 octobre 2012 at 14:15

C’est la question que tout le monde se pose. Cependant rien n’est moins sûr… d’autant que l’écrivain audois (né le 15 août 1896 à Lairière), tenant de la tradition orale n’aurait laissé aucun écrit officiel.

Cependant, la récente publication de sa correspondance avec Henri Désiré Landru aux éditions mille et une nuit (2001), sous le titre : « Landru, précurseur du féminisme », démontre son intérêt pour les précurseurs de tout poil. De là à découvrir un jour une correspondance oubliée entre Botul et Simon, il n’y a qu’un pas qu’il serait hasardeux mais enthousiasmant de franchir…

Mieux connaître Hégésippe Simon

In Mieux connaître le précurseur on 4 octobre 2012 at 14:04

Rançon de sa modestie et de sa discrétion, les biographies d’Hégésippe Simon ont en commun qu’elles diffèrent les unes des autres. Parmi les plus fouillées même si potentiellement discutables sur certains points, ont peut citer la notice de M. Dorgelès pour la revue « Je sais tout » en 1914 :

« Simon (Onésime-Gratien Hégésippe), homme politique français, né à Poil (Nièvre) le 11 février 1814. Fils de ses oeuvres et d’un humble sonneur de cloches de Poitiers, il vint à Paris en sabots. Après de fortes études au Lycée Napoléon, il entra au séminaire Saint Sulpice, d’où il sortit avec le grade de sous-lieutenant.

Il se consacre résolument à l’éducation de la démocratie. Âgé de 18 ans à peine, il prend part à l’émeute qui suivit les obsèques du général Lamarque (1832) découvre la vaccine et fait représenter à la Comédie italienne, l’Histoire naturelle de Lacépède, mise en vers français, oeuvre d’une science solide et d’un grand sentiment dramatique (1816).

Nommé ingénieur des ponts et chaussées, il s’embarque pour l’Amérique; s’engage dans l’armée fédérale et prend une part active à la guerre de sécession (1860-1865). De retour en France, il invente le télégraphe, gagne le premier Bordeaux-Paris en bicyclette et écrit les Méditations poétiques qui lui ouvrent aussitôt les portes de l’Académie (1830).

Après avoir fait voter la Loi sur la laïcisation des poids et mesures qui porte son nom, il renonce à toute ambition politique pour se consacrer à la culture maraîchère. Envoyé en Espagne par Napoléon III comme ambassadeur extraordinaire, il engage adroitement les pourparlers qui se terminent par le désastreux traité d’Utrecht (1713).

Rentré à Paris, Hégésippe Simon découvre l’île de Sumatra et fait les efforts les plus louables pour améliorer le sort de la Pologne. Malgré son alliance avec Ledru-Rollin et sa conduite équivoque pendant les journées de juin, on le nomme membre du Gouvernement provisoire, et, après avoir réuni les matériaux de son célèbre ouvrage De l’origine des espèces, il fait construire la Tour Eiffel à ses frais.

Avocat de Tropman, il obtient sa condamnation à mort et se rend immortel par sa découverte des lois de la gravitation universelle. Ses opinions libréales font deux fois suspendre ses cours au Collège de France, et c’est dans ces conditions qu’il contracte le choléra au cours d’un voyage à Marseille. »

 

Il peut-être également utile de se reporter à la monographie de Paul BIRAULT : « Hégésippe Simon, précurseur » (Paris, Editions de l’Eclair, volume in-12, 48 pages, broché.)

Mais où est donc vraiment né Hégésippe ?

Ce qu’ils ont dit de lui…

In Mieux connaître le précurseur on 4 octobre 2012 at 09:00

Dranem : « Ce que nous savons de lui est peu de chose auprès de ce qu’il a fait. »

Tristan Bernard : « J’entends la voix sonore d’Hégésippe Simon s’élever sur la place. Je vois son crâne dénudé, entouré d’une couronne de paille de fer… »

Pierre Thibaut : « Il ne faut pas craindre de le crier bien haut, tout est dans Hégésippe Simon ! »

Georges Lecomte : « Hégésippe Simon, connu désormais de tout le monde, à jamais vivant dans toutes les imagninations, est le héros, total et pur. »

Hégésippe Simon plutôt que Mycoderma-Acety

In Le saviez-vous ? on 3 octobre 2012 at 15:57

Où il apparaît qu’une célébration annuelle du souvenir d’Hégésippe Simon était prévue le 9 février 1930

Entre deux bienfaîteurs de l’humanité, M. le Député des Pyrénées septentrionales a choisi : il préfère honrer Hégésippe Simon à l’inventeur du vinaigre…

Comme le démontre ce courrier retranscrit in extenso dans le journal « L’Oeil de Paris pénètre partout » du 8 février 1930, M. le Député Diquely-Quevingue, devait participer, le 9 février 1930, à la célébration annuelle du souvenir d’Hégésippe Simon, à Poil… à laquelle était associée une manifestation en l’honneur des Poldèves.

Cette obligation, l’amène dès lors à décliner l’invitation à honorer MYCODERMA-ACETY, inventeur du vinaigre comme bienfaîteur de l’humanité…

Lettre de :

« M.DIQUELY-QUEVINGUE

Député des Pyrénées Septentrionales,

A Monsieur LEYNE,

Président du Comité du Monument à MYCODERMA-ACETY, Place de la Loge, PERPIGNAN,

 

Vous m’avez fait l’honneur de me convier à célébrer, le 9 février prochain, la mémoire et les mérites de l’inventeur du Vinaigre.

La sympathie naturelle d’un cordial voisinage m’aurait fait un devoir de répondre à votre appel pressant, quoique je représente au Parlement une région exclusivement consacrée à la production de l’Hydromel, à l’exclusion totale de toute autre boisson.

Mais, depuis longtemps classé parmi les hyperchlorhydriques déterminés, mes convictions philosophiques, jointes aux recommandations impératives de la Faculté, m’empêchent de compter l’inventeur du vinaigre au nombre des Bienfaiteurs de l’Humanité.

Au surplus, la dernière partie de votre lettre laisse dans mon esprit un doute sur le courage et le patriotisme de cet individu, dont les origines restent obscures, et qui s’en est allé mourir à Chio, plusieurs années après les massacres célèbres où son mérite aurait pu se manifester, et au moment même où la France commençait les préparatifs du Centenaire dont nous célébrerons cette année l’heureux achèvement.

Ajouterai-je enfin, comme raison complémentaire et déterminante en elle-même, que je serai le même jour obligé d’assister, à Poil, à la célébration annuelle du souvenir d’Hégésippe Simon, précurseur de la Démocratie, et à une grande manifestation en l’honneur, des Poldèves, trop longtemps opprimés.

Trouvez donc ici, avec l’expression de mes regrets, l’assurance de mes sentiments compatissants — mais nettement hyperchlorhydriques. »